sam. Sep 12th, 2020

A Belarbi (ex : Baudens), une carrière d’agrégats source d’une nuée de questionnements.

La localité de Belarbi (ex: Baudens) distante de quelques 17 km de chef lieu de wilaya de Sidi-Bel-Abbès, a vu à l’instar d’autres localités du sud de la ville, l’installation sur son territoire immédiat, d’une station de concassage dite carrière d’agrégats.
Cette entreprise de droit privé, aurait pu être considérée comme une lueur d’espoir venue à point nommé aider à la résorption du chômage endémique touchant une frange de la société en âge de travailler dans cette zone, car pour rappel, Belarbi (ex Baudens) est une zone à vocation purement agricole et ne bénéficiant d’aucune activité lucrative d’origine industrielle à ce jour.
Or, il se trouve que cette entreprise est naît dans des conditions qui mériteraient des explications rationnelles car pour le moment toutes les conditions entourant l’émergence de cette unité restent énigmatiques.

En effet comment peut-on imaginer l’accord d’une telle sollicitation par les services concernés alors que cette carrière d’agrégats ainsi localisée aurait provoqué un certain nombre de désagréments sanitaires et environnementaux aussi bien pour la population avoisinante que l’écosystème dans son ensemble.
Serait-il normal qu’une unité pareille soit implantée à la proximité immédiate d’une intersection routière, d’où sortait et entrait tout genre de véhicule et de différent tonnage au grand risque des usagers de la route nationale no 92?

Était-il raisonnable de déplacer toute une décharge communale vers les abords de route nationale à grand flux circulatoire et en plein visage des habitants de Belarbi avec tout les risques de santé publique qui pourraient en découler, juste pour les besoins fonciers et le besoin en roche de cette entreprise ?
Auront-ils calculé les risques d’incendie d’origine électrique que pourrait engendrer l’utilisation pour les besoins de la carrière d’engins nécessitant une haute tension, pour une forêt mitoyenne située à 100m environ et qui a fait des centaines d’années pour se constituer et se reconstituer?

Auront-ils pesé le pour et le contre d’un tel aval pour l’écosystème en général et calculé les retombées néfastes sur la santé des riverains par d’émanations de poussières à longueur de journée sans qu’aucune disposition réglementaire ne soit mise en application pour rendre au moins cette carrière conforme aux règles d’hygiènes et de sécurité.

 

Il est insensé qu’au XXI siècle, au moment où des efforts étatiques se font ressentir  dans de domaine de la prévention sanitaire, par la lutte contre le cancer et les maladies pulmonaires et respiratoires, et par la lutte contre l’insalubrité urbaine et périurbaine, on retrouve une carrière d’agrégats d’installation récente activer à l’antipode de la raison humaine et à la limite de l’anarchie.

 

Fouad.H