sam. Jan 9th, 2021

Le fer forgé de la Macta ou la face cachée d’un autre scandale en perspective.

Depuis le début des travaux d’aménagement et de réhabilitation de ce qui va vite devenir « l’affaire Macta »,  les riverains de la Mékkera jaloux de leur unique grand espace vert implanté en plein centre ville, ont été surpris de voir toute une clôture de plusieurs centaines de mètres linéaires, faite de fer forgé de haute qualité façonné par des mains professionnelles et chèrement acquis, se faire démanteler en lambeaux, entassés les uns sur les autres pour que quelques jours plus tard, ils seront appelés à prendre une destination inconnue à ce jour.

L’historique de cette affaire qui a défrayé  la chronique locale nous a été narré par Monsieur Fizzazi, président du comité de quartier de la Macta et ex élu est ce, afin de puiser d’une source crédible et par la même  éviter les balivernes de basse cour, la décision de clôturer la Macta par un fer forgé de haut de gamme à été prise par l’assemblée populaire du temps de son président Monsieur Djerir dans les années 95/96 malgré nos réserves formulées en ce temps là, quelques mois plus tard le produit final à été réceptionné, de haute gamme, il avait couté à la collectivité locale et aux contribuables la coquette somme de 8000 DA le mètre linéaire autrement dit une vraie fortune.
Aujourd’hui affirma-t-il, c’est la présente assemblée communale qui s’est chargée du démantèlement de tout le périmètre en fer forgé de la Macta et c’est toujours à elle que devrait revenir la responsabilité d’expliquer à  l’opinion publique locale le devenir de ce produit et sa destination finale puisque semble-t-il aucune enchère n’a été organisée pour vendre le produit dont la valeur pécuniaire est incontestablement inestimable.
Au jour d’aujourd’hui, les spéculations et les rumeurs sur une éventuelle malversation vont bon train, certaines indiscrétions qui restent à confirmer parlent d’une vente illicite du produit à une tiers personne  venue d’une Wilaya limitrophe, néanmoins, l’actuelle assemblée est appelée à ne plus se murer dans un silence suspect et de bondir de sa tour pour donner sa version des faits pour rendre à césar ce qui appartient à césar.
Ceci étant, une assemblée élue par le peuple doit rendre ses comptes d’abord à celui qui l’a honoré de sa confiance et que la politique de l’autruche ne servira que le carnivore du lion mais le peuple comme un éléphant il aura la mémoire assez bonne pour écraser sur son passage les pantins d’un système archaïque sclérosé et métastasique.

Fouad. H