mar. Juil 23rd, 2024

Le CHU de Sidi-Bel-Abbès, constitue-t-il un danger pour la santé publique et pour l’environnement ?

 déchets hopitaliers2 Lors du reportage réalisé la semaine écoulée au centre d’enfouissement technique (CET) de la commune mère de Sidi-Bel-Abbès, et à une question relative au devenir des déchets hospitaliers, le premier responsable de ce centre nous a confié que son administration avait proposé aux responsables du CHU Hassani Abdelkader de mettre à leur disposition un carré pour traiter leurs déchets d’activités de soins non contaminés au niveau du CET, mais ces derniers ne le font plus depuis plusieurs mois et ce, probablement à cause de la non disponibilité d’un budget spécifique pour le gestion de ces déchets.

C’est alors que l’idée nous est venue pour aller s’informer directement de la source, or, une équipe de déchets hospitaliers1l’association « Larimar » chargée de la protection de l’environnement, qui venait de faire une enquête au lieu supposé abriter l’incinérateur et l’aire de stockage des déchets (infectieux et toxiques), nous ont confirmé l’état non opérationnel de l’incinérateur et nous ont remis des photos preuves de l’existence d’une quantité non négligeable de déchets très dangereux  qui était entreposée à ciel ouvert dans un coin près du dit incinérateur.

Sachant que les déchets hospitaliers sont de trois types, infectieux, anatomiques et toxiques, les équipements dont sont sensés s’équiper nos structures sanitaires (quelles soient publiques ou privées) sont inexistantes, le seul équipement dont dispose notre centre hospitalo-universitaire (CHU) est obsolète  et en panne depuis la nuit des temps, en dépit des multiples tentatives de le mettre en état de marche, ayant mobilisé de fortes sommes d’argent…  d’où l’évidente question de savoir : où vont tous ces déchets toxico-infectieux ?

La problématique de l’élimination des déchets hospitaliers avait à tort ou à raison fait ressortir la moins déchet hospitalier 4 ingénieuse idée d’équiper nos hôpitaux d’incinérateurs polluants pour l’être humain et nuisible à l’environnement et au sol, au moment où on aurait intelligemment opté pour une nouvelle alternative technologique de destruction des déchets hospitaliers basée sur la technique dite « broyage-stérilisation », quant aux produits liquides, très toxiques, ils sont souvent pour ne pas dire toujours déversés dans des éviers  et de ce fait se retrouvent dans la nature à l’air libre, sans aucun traitement préalable.

A défaut d’un budget et d’une politique cohérente de  gestion des déchets hospitaliers, toxico-infectieux,  les établissements sanitaires (publics et privés) continuent de jeter ces déchets dans les décharges publiques, au même titre que les déchets domestiques, constituant ainsi un grand danger pour la santé publique et pour l’environnement.

Fouad. H