lun. Juil 27th, 2020

L’on dira que la pluie, le froid et le désintéressement ont fait chemin ensemble…pour le résultat de ce vote !

 

La pluie n’a pas cessée de tomber de toute la nuit, le temps est demeuré nuageux et sombre toute la matinée, et le froid  qui était matinal ce 29/11/2012  appelaient l’ensemble au découragement d’aller se ruer vers les bureaux de vote. En effet  ces  conditions  climatiques s’opposaient à se que l’évènement s’habille festivement. Et c’est dans  pareil paysage, que  la population de Sidi bel abbès,  ne s’est point empressée à aller faire la queue  comme de par le passé, dans les centres de vote, et d’accomplir son devoir. Mais des votants, il y en aura, un pourcentage sera donné et un résultat apparaitra, qu’il pleuve ou qu’il vente.

Dès l’ouverture des bureaux de vote, la population  était demeurée longtemps absente, la pluie qui n’a pas cessé de tomber  durant toute la nuit, n’a pas  tenu à fermer  ses robinet ,durant toute la matinée, et comme pour  dissuader le citoyen à  ne pas sortir, elle tombait à grosse goutte sans interruption, très souvent grêleuse, comme pour dire, « n’en faite pas trop, un résulta sera donné ! ».

Il était connu que l’affluence dans les bureaux de vote était très souvent partagé, les hommes le matin en allant faire leurs  courses allaient  voter et les femmes l’après-midi après avoir  préparé le déjeuner à la famille. Mais aujourd’hui, ni ceux-ci ni ceux-là,  n’ont fait apparaitre les habituels rushes  à l’intérieur des cours des écoles, à l’exception de ces  militants chevronnés, qui exprimaient leur inquiétude.

Le temps passait, et  les appréhensions de beaucoup commençaient à  prendre forme. Une indifférence s’affichait  dans les visages, dans les regards, dans les suppositions lancées de par et d’autre. Au sein des bureaux de votes, tous le monde s’agrippait à chacune des  rentrées de votant, espérant en voire d’autre surgir, pour gonfler cette participation qui faisait défaut. La crainte s’emparait des responsables de parti au fur et à mesure que les heures s’affichaient. Mais se qui était certain c’est que le vote aura lieu et un pourcentage sera donné!

« Il fallait s’attendre à cela » me dira un citoyen, « des listes, de gens qui sont inconnus, et ceux qui le sont, n’ont rien fait de bon. C’est de leur faute, ils n’ont pas proposés de nouvelles candidatures. Certain, on simplement changé de camp et que peut on attendre de quelqu’un qui change de camps ? Qui ont siégé dans  des assemblées locales et nationales sans apporter du nouveau ! ».

Et alors que les agents scrutateurs et les observateurs des partis politiques commençaient à ressentir la platitude de l’ennui, des citoyens commençaient à rager contre l’administration auteur de plusieurs erreurs sur le fichier électoral. «Ils se sont trompés sur ma date de naissance. C’est une erreur que j’avais signalée lors de la révision exceptionnelle des listes électorales, mais qui n’a apparemment pas été rectifiée » « On m’a refusé le droit de voter ». « Ce n’est pas de ma faute, c’est une responsabilité qu’ils doivent assumer ». « J’ai voulu assumer mon devoir de citoyen jusqu’au bout, mais ils ne m’ont pas donné l’occasion», dira un  citoyen.«J’ai fait plusieurs centres de vote pour trouver mon bureau d’affectation et quand je me suis présenté, on n’a pas trouvé mon nom», dira un citoyen qui s’est vu refuser le droit de voter. Un autre avouera avoir subi le même parcours du combattant pour, au final, retrouver son nom, mais «affublé» d’une autre date de naissance. Et des suppositions de la sorte  se racontaient, comme pour justifier une situation.

10h venue, les premières estimations exprimaient déjà un découragement. Les représentants de partis en lice expliquaient la faible affluence par les conditions climatiques. «Il a plu toute la nuit. Vous verrez, avec le retour du soleil, la tendance va changer», dira un représentant du FNL.  Un autre  citoyen  ajoutera  qu’il avait fait plusieurs bureaux de vote pour voire comment que cela se présentait et qu’il a remarqué  que les agents s’ennuient. « Ce n’est pas la grosse affluence, les conditions climatiques ne peuvent pas expliquer cette désaffection», fera-t-il remarquer. Et voila, la pluie et le vent vont être mis au pied du mur par certain, quand à d’autre, ils verront….

Dans le café  ElMenzah  proche de la grande poste, où  l’on a l’habitude de rencontrer, certain  membres de la commission indépendante de wilaya de surveillance des élections locales, les explications vont bon train. Chacun y va de son commentaire pour donner du crédit à son analyse.

Mais plusieurs membres de cette commission reconnaissent que l’indifférence affichée par les citoyens trouve son origine dans le comportement des partis politiques en lice.« certain   ont repris les mêmes pour ce vote. Même des élus qui se sont vu refuser la caution de leur formation politique d’origine ont trouvé grâce auprès de nouveaux partis et nous  en connaissons qui du FLN se sont dirigé vers le RND par exemple. Prenez le cas de la commune des Amarna,  le maire était FLN, il est retourné  avec la liste FFS »

Pour essayer, de voir, comment se trouvait , le village  de Boukhanefis de feu  Bendida Zouaoui que nous avons visité, lors du meeting du RND, nous avons appris  selon un citoyen, que l’on avait causé du grabuge lors de l’ouverture d’un bureau, et que seul  l’intervention du juge  a remédié à la situation d’un certain nombre d’anomalie supposant le début de quelque chose, qui allait se faire. Et des cas similaires ont été rapportées de par et d’autre, sans pour autant que la situation ne se dramatise. Nous dirons alors que  la tendance générale du vote dans la wilaya, c’était  le calme plat. Mais nous dirons aussi que la pluie et le vent n’arrêteront nullement le résultat d’un vote prévu pour cette journée du 29/11/2012.

C’est une morne journée de novembre, marquée par un temps maussade et une faible affluence dans les bureaux, qui nous apprendra en fin de soirée ou demain le résultat des futures assemblées, qui vont s’attacher à reprendre les grands dossiers laissés en cours , par l’incompétence de ceux du passé et de  s’y mettre avec les nouvelles forces compétentes, pour le devenir de notre ville et de nos communes, qui en ont tant besoin, de  leurs enfants pour les travailler, de n’importe quel part soit-il!

K.Benkhelouf