jeu. Juin 17th, 2021

Ben Badis sous le feu et les jets de pierre: la démocratie dérape.

Nous apprenons à l’instant même que la Daïra de Ben-Badis n’a pas renoué avec le calme 24 h après le déclenchement d’émeutes ayant provoqué l’incendie d’une partie des bureaux du siège de l’APC et des jets de pierre interminables, en dépit de l’intervention rapide des unités anti-émeute relevant de la sûreté nationale.
Selon les informations en notre possession, le climat est très tendu dans cette localité située au sud de chef lieu de wilaya de Sidi-Bel-Abbès, les protestataires semblent déterminés à aller au bout de leur logique et qui consisterait à faire valoir leur droit à savoir la mise en application de la volonté du peuple et faire barrage à une tentative de confiscation des résultats des urnes, même si la procédure ayant donné gain de cause à l’actuel P.APC suite à un vote réglementaire semble légale en vertu des textes du nouveau code communal.
Pour rappel, cette crise politique qui a vite dégénéré en émeutes, aurait pour cause l’installation du nouveau locataire dans ses fonctions communales, ce dernier étant  issu du front d’el Moustakbel avec seulement 5 sièges, il a réussi à contracter des alliances  avec 3 autres formations politiques afin d’atteindre la majorité requise pour un tel poste à savoir 10 sièges.

Faut-il le rappeler que lors des dernières joutes électorales locales du 29 novembre, le RND est sorti vainqueur des urnes avec 06 sièges contre 3 pour le front d’EL Moustakbel.

 

Ces évènements graves surviennent quelques jours après ceux ayant conduit dans la daïra de Sidi-Lahcen à un autre incendie qui a ravagé une partie du siège de l’APC de ladite localité, des évènements insensés aux portées graves dans un pays qui essaye tant bien que mal d’assoir les bases d’une vraie démocratie où la loi de l’urne doit être au dessus de tous, en attendant, ne serait-il pas plus judicieux de revoir ce nouveau code communal dans sa mouture actuelle qui semble avoir été décriée dès le début de la compagne électorale par tous les acteurs de la scène politique, sans que soit donnée la moindre assurance de la part des pouvoirs publics quant à un éventuel amendement.

 
Fouad.H