mer. Oct 14th, 2020

La «place millénium» ressuscite l’histoire douloureuse et controversée des portes garnisons de la ville forteresse de S.B.A :  quelqu’un  peut nous expliquer le pourquoi de ce choix?

La «place millénium» ressuscite l’histoire douloureuse et controversée des portes garnisons de la ville forteresse de S.B.A    :  quelqu’un  peut nous expliquer le pourquoi de ce choix?
Il n’est pas interdit, pour orner ses espaces publics et esplanades d’imiter ou de copier les plus belles choses et merveilles du monde, l’exemple le plus marquant et édifiant dans la philosophie d’aimer tout ce qui est beau reste incontestablement la ville américaine de Las Vegas et son renommé boulevard Strip long de 6,4 km, où on a merveilleusement et intelligemment imité des œuvres d’art et des monuments historiques à l’exemple des pyramides égyptiennes, de la Tour Eiffel française, de Venise et le Bellagio italiens, des grattes-ciel New-new-yorkais etc, etc.
Par contre, ici chez-nous, par maladresse ou par méconnaissance et sans solliciter un concours d’idées, l’initiateur du plan d’aménagement de la place dite millénium nous offre une copie conforme à l’originale de la porte garnison d’Oran au Nord et une autre au Sud dite porte de Daya, sans savoir que ces portes ressuscitent une douloureuse histoire celle d’un colonialisme criminel, raciste et xénophobe, ces portes ont été érigées ainsi qu’une muraille haute de 5 m, pour protéger le colonisateur et le prémunir contre les attaques (légitimes) des colonisés mais également elles permettaient de séparer la race blanche (européens) des nègres autochtones ( nos aïeux), ceci étant, et à ces 2 arguments seuls auraient suffit pour éviter de glorifier les méfaits du colonialisme français et ce qui a véhiculé comme idéologie raciste et xénophobe ressuscitée par nos malheureux initiateurs de ce projet en édifiant ces portes du déshonneur, comme si l’Algérie indépendante manque d’histoire, d’événements, d’hommes et de glorieux martyrs pour aller chercher dans la poubelle de l’histoire coloniale française.
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Habib Ben Chiekh
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