jeu. Nov 19th, 2020

Le rêve de nos martyrs de la révolution du 1er novembre 1954..par Ahmed MEHAOUDI

Memoria-07-056Dans les années 40 et 50 , les « anciens » se souviennent de l’ambiance d’alors où les élites avaient leur mots à dire , intervenant dans tous les domaines , notamment autour des medersas sous la coupe des ulémas ou des partis militant pour la cause nationale ; une activité intense se déroulaient autour aussi des SMA , la grande œuvre de cette génération a été sans conteste l’indépendance et le recouvrement de la terre algérienne …Jusqu’à nos jours septuagénaire cette génération continue bon mal an même à accompagner les enfants de l’indépendance à une époque sophistiqués par la révolution technologique et de l’informatique ..On entends çà et là, des politiciens de tous bords venir sur les plateau de télévision déclarer que le FLN doit finir dans un musée …De gaulle le libérateur de la France libre à crée le gaullisme et aucun français ne propose de l’envoyer dans un musée pour végéter, même les pieds noirs qui le traitent en ennemi ne le disent pas ..En fait , ce qu’on veut mettre au musée , c’est les acquit du peuple, on s’en souvient la médecine gratuite , les villages agricoles , les entreprises nationales , globalement on veut mettre au musée un rêve prôné par Larbi Ben Mhidi et ces hommes qui défendait un principe celui de lutter contre la misère , et la hogra coloniale ; ils sont morts pour cet idéel .. ..L’Algérie de Larbi Ben m’hidi n’est pas encore morte, elle est même dans les yeux de notre jeunesse quand en n’importe quel circonstances se drape du drapeau nationale entonne « Kassamen …le constat est là 50 après peut-on dire que rien ne marche ? Que rien n’a été fait ? Que tout est négatif ? S’agit-il simplement d’essayer de s’opposer pour s’assoir sur le trône et enrichir son clan ? Un Etat de droit est un Etat où les institutions sont démocratiques, où la séparation des pouvoirs est effectives, où le plus modeste citoyen jouit de sa liberté de penser, d’être écouter par ses élus. Surtout que le droit prime sur la force, sur la violence, sur le népotisme, sur le favoritisme, sur le clientélisme, sinon à quoi parler bon du printemps. De nos jours la démagogie, et le discours n’ont plus cours, le peuple est au courant du moindre détail par le biais de la surinformation et parfois aussi par la science de la désinformation, la chose politique est dans la rue, elle est même banalisée …Il n’existe plus de rideau de fer comme au 20 siècle. Une ancienne dictature tenait un demi siècle parfois un siècle aujourd’hui la nouvelle ne tient plus 6 mois quelque soit la couleur qu’elle porte parce que les mœurs ont changé, les mentalités n’admettent plus le mensonge politique ni les fausses promesses. L’Algérie comme tous les pays dans le monde n’échappe pas à la règle d’autant que chez nous le phénomène de la corruption par exemple est né de la politique de « L’infitah » quand l’Etat s’est désengagé et son Autorité a faibli …Les plus malins Ont profité de ce laxisme pour « manger » comme des ogres la rente pétrolière, on a même inventé le concept « Chkara » pour définir la grotte d’Ali Baba. Nous sommes donc nous les algériens à la croisée des chemins, voulons –nous d’un Etat de droit ou d’une Oligarchie ?

Ahmed Mehaoudi