jeu. Avr 2nd, 2020

Nouria Benghebrit : remettre la pédagogie au rang des priorités

Dans la perspective de relance de l’éducation, le nouvelle chargée de ce secteur stratégique, Mme Nouria Benghebrit, a considéré urgent de donner la priorité à la formation des enseignants et, partant, de s’attacher à remettre la pédagogie au rang des priorités.

Invitée de la rédaction de la Radio Chaîne 3 de Radio Algérie, la ministre de l’éducation a d’abord été amenée à s’exprimer sur la question du seuil des programmes devant faire l’objet des examens, (fixé entre 85 à 95%), dont elle a estimé qu’il avait été retenu par rapport aux matières qui ont été réellement enseignées.

A ce propos elle a annoncé que les élèves auront la possibilité de choisir  entre deux sujets distincts lors de ces examens. « De plus, a-t-elle poursuivi, ceux-ci bénéficieront d’une demi-heure supplémentaire, en sus du temps réglementaire, pour rédiger leurs copies ».

Evoquant une réforme des examens scolaires, la ministre a expliqué que le fait de fixer un seuil portait atteinte à la réputation de ces derniers et, qu’à ce titre, il est devenu urgent d’ouvrir les dossiers et de réfléchir à l’institution d’autres modalités.

A titre d’exemple elle a rappelé que les examens du bac, entre les années 70 et 90, ne répondaient pas aux modalités « que nous sommes en train de mettre en œuvre, aujourd’hui.

« Ouvrir les dossiers, a-t-elle poursuivi, veut dire ouvrir des perspectives sur la fiche de synthèse et  sur la question des épreuves anticipées. Pour cela, nous seront à l’écoute des syndicats des enseignants, les associations de parents d’élèves et les pédagogues ».

Dans ses réponses, Mme. Benghebrit a aussi été amenée à s’exprimer sur la surcharge des classes tout comme sur la lourdeur des programmes d’enseignement, promettant qu’elle allait s’attaquer à ces questions dés la prochaine année scolaire.

En réponse à une question concernant la qualité du diplôme du baccalauréat, le ministre a répondu que cette situation a été constatée par le biais d’un taux d’échec important en première année à l’université. Pour elle, « les notes ne correspondent plus à ce qui est attendu en termes de compétences et de capacité. Le défi, a-t-il relevé, est de préparer nos élèves à une maitrise des outils de la pensée en corrigeant les distorsions et tirer profit des tendances mondiales et en réhabilitant l’autorité dans les établissements d’enseignement ».

Pour donner corps à ces idées, elle a jugé utile de mettre en place un observatoire national de la formation et de l’éducation chargé de préconiser des solutions aux problèmes posés.

Source:APS