jeu. Juin 18th, 2020

Oued Mekerra remet en cause la cartographie de la région de Sidi-Bel-Abbes lancée en grande pompe par les autorités locales.

Il  nous a suffit  de vivre 48 heures sous les pluies diluviennes  qui se sont abattues sur notre région  pour donner  le bilan  non seulement des dégâts occasionnés par cette catastrophe naturelle  mais  répondre aussi  à nos chercheurs et ingénieurs des  secteurs  hydrauliques , travaux publics et autres administrations concernées  que l’échec  est frôlé de justesse selon les faits enregistrés en ce jour.

L’Oued Mekerra  connu par sa colère à chaque saison, surprend la région de Sidi-Bel-Abbes et ses habitants : au jour d’aujourd’hui  aucune perte humaine durant les journées du lundi, mardi et du mercredi  du mois courant n’a été déclarée par conséquent  selon notre reportage  des dégâts  considérables ont été le théâtre et la remarque  des défaillances  des secteurs d’activité dans les projets proprement dits.

Il s’agirait en premier de l’entretient du lit de la Mekerra qui a été négligé sans qu’aucune intention ne lui a été réservée soit le curage de l’oued  et l’élargissement  qui sont une priorité à chaque fois qu’il est nécessaire.

En second lieu  lors des réalisations des grands ouvrages traversant routes (Ponts) qui ont marqués l’incompétence caractérisée du suivi et de l’étude sérieuse en cas d’inondation  le cas de l’affaissement  de la route de la  bretelle périphérique  du coté ouest  tout juste aux cotés de la TOMICA ( appellation  espagnole ) un ouvrage livré à lui-même  abandonné d’où l’eau des crues  jusqu’à  l’ envahissement des terrains agricoles et débordant sur les routes causant un affaissement du à une carence d’étude du site, pourtant connu depuis jadis comme étant un terrain inondable, menaçant plusieurs habitations en causant des dégâts considérables .

Il semblerait que l’un des deux accotements de l’ oued fut l’objet d’une faille, là où les travaux d’infrastructures de chemin de fer y sont.

Par ailleurs, le pont de l’entrée de la localité de Sidi-Lahcen fut complètement envahi et partiellement endommagé, entraînant une inondation des lieux avoisinants et rendant la voie impraticable à la circulation.

Il semblerait que certains responsables des secteurs concernés et autorités locales, dépêchés sur les lieux sinistrés, ont opposé leur « veto » quant à l’ouverture des vannes de relevage de la Tomica, pour faciliter l’évacuation de ces crues vers le lac de Sidi Mohamed Benali, pour le grave prétexte que le lac connait actuellement des travaux et que cette opération pourrait les réduire à néant.

De ce coté nous rappelons que la ville de Sidi-Bel-Abbes  située dans un bassin nécessite  un suivi rigoureux et vigilant de la part des autorités  en prenant au sérieux  la situation de ce court d’eau  depuis Ain el beguira jusqu’à son versant.

En conclusion,vu la grandeur des dégâts occasionnés par ces crues et d’un scénario catastrophe  évité de peu ou plutôt de justesse , l’ire de Oued Mekerra a prouvé dans ces moments de grande preuve  à qui veut bien le reconnaitre que cette cartographie lancée en grande pompe par l’autorité locale n’a servi  a rien et que le travail engagé afin de faire éviter à la ville de Sidi-Bel-Abbes le risque d’inondation doit être revu de font en comble , et il n’y a pas à se réjouir d’être une wilaya pilote il suffit  de voir de visu les dégâts occasionnés pour accepter l’amère  réalité d’avoir été durant toutes ces dernières années passées à coté du sujet.

O.Abbes