mer. Nov 18th, 2020

La délinquance juvénile l’école et la société (2ème Partie)

 Eduquer un enfant consiste d’abord à s’éduquer soi-même

 Si  vous planifiez pour un an : plantez une graine.

Pour dix ans, plantez un arbre.

Pour cent ans, éduquez le peuple.

A notre époque, l’école fonctionnait très différemment. Il y avait surtout de la discipline et du respect envers nos instituteurs. Les garçons et les filles n’étaient pas mélangés. J’estime que l’élément de loin le plus important dans le respect des instituteurs est le dévouement qu’ils montrent à leurs élèves. A l’école ce que chacun d’entre nous désirait par-dessus tout, c’est d’être apprécié uniquement pour sa  valeur intellectuelle.

Nous arrivions  le matin, il fallait absolument être en rang par deux et attendre l’instituteur pour avoir le droit d’entrer en classe. Après cela, nous restions debout jusqu’à ce que l’instituteur nous dise de se mettre assis. La journée commençait par une leçon d’instruction civique et de politesse.

L’instituteur regardait si nous avions les mains propres. A aucun moment nous n’avions le droit de parler sans avoir auparavant levé le doigt et avoir l’ordre de l’instituteur. Les punitions, c’était le coin (il arrivait parfois d’y rester plus d’une demi-heure), l’instituteur tapait sur le bout des doigts avec sa règle et pouvait aussi donner des pages entières d’écritures.

.Mais toutes ces habitudes ont été délaissées avec le temps.

Aujourd’hui, ce sont d’abord nos enfants que nous voyons condamnés à nous  tutoyés. Je ne m’en prends point au tutoiement naturel d’affection et d’intimité (la famille, les amis), ou de solidarité (les copains, les camarades,), mais à celui que nous  infligent systématiquement les plus jeunes, comme si on n’avait pas droit au respect.

D’une façon significative, et qui ne doit rien au hasard, cela commence dès l’école, où plus un instituteur ne prend la peine de respecter un enfant. Au premier jour de classe, l’ex-maître devenu enseignant par banalisation de la fonction et refus de cette sorte de fonction  qu’elle représentait autrefois, ne demande plus à l’enfant dont il fait connaissance : « Comment vous appelez-vous ? », ce qui serait au moins du bon français, mais : « C’est quoi, ton nom ? »

Sans que l’enfant en ait conscience, le voilà déjà rabaissé, marqué comme un élément de troupeau.

Le tutoiement  peut paraître sympathique, amical, empreint de simplicité. En réalité, ce n’est qu’un piège. Quand les convenances du langage tombent, l’individu perd ses défenses naturelles, rabaissé au plus bas niveau de la civilité. Pour ma part, j’ai été dressé autrement. Je me souviens de la voix du maître qui tombait de l’estrade : « Omar ! Vous me copierez cent fois… » Ou : « Omar ! Sortez ! »

J’avais neuf ans. C’était pendant  la guerre, dans une école de la ville. Plus tard, au lycée (et ce n’est pas pour rien qu’on a cassé certaines façons, là aussi), les professeurs nous donnaient naturellement du monsieur sans la moindre dérision : « Monsieur Omar, au tableau ! » On se tutoyait entre condisciples .Choisir, tout est là ! Ne rien se laisser imposer sur plan des usages, ni le tutoiement d’un égal, ni à plus forte raison celui d’un supérieur.

Il y avait une exception, de ce temps-là : le scoutisme. Je me souviens de ma surprise quand je m’étais aperçu, à treize ans, qu’il me fallait tutoyer cet imposant personnage en culottes courtes qui devait bien avoir l’âge de mon père, et qui s’appelait le commissaire (Caïd si bel abbés), et qu’à l’intérieur de la troupe tout le monde se tutoyait aussi avec une sorte de gravité. Mais il s’agissait là d’une coutume de caste, d’un signe de reconnaissance réservé aux seuls initiés, comme la poignée de main gauche, l’engagement sur l’honneur, et les scalps de patrouille, car le scoutisme avait alors le génie de l’originalité, une soif de singularité forcenée, dont nous n’étions pas peu fiers. On se distinguait nettement de la masse, on s’éleva Dans tout les pays du monde, l’enfant a besoin d’un cadre approprié pour lui procurer des loisirs et les moyens d’un développement  harmonieux tant sur le plan physique que sur le plan moral et civique.

Ce besoin est encore plus impérieux dans notre pays dont la pyramide des âges  montre que sa population est formée pour plus de  50% de moins de vingt ans  et qui vit un bouleversement politique, économique et socioculturel qui mettent tout en cause, bouleversement volontaire, changement subi et irréfléchi..

L’évolution de notre société, laisse apparaître  du moins dans le domaine qui nous intéresse :

Une baisse très sensible des valeurs morales.

Une contestation de toutes les valeurs de civilisation.

Un déséquilibre  dans nos structures sociales.

Mais chose plus grave, nos valeurs de civilisation sont contestées soit par snobisme soit par mimétisme. De la chevelure à la barbe, de la chemise bariolée à la minijupe, de l’organisation des bandes aux buts inavoués, à la contestation estudiantine d’inspiration étrangère on assiste à une sorte de désagrégation des forces vives de notre peuple, c’est à dire de sa jeunesse.

L’absence de cette prise de conscience qui engage le comportement de chacun pose effectivement bien des problèmes quant à la préservation de notre personnalité authentique.

Sans vouloir porter de jugement trop sévère sur le système scolaire, nous savons qu’il est souvent accusé d’imposer le même moule à tous les enfants sans tenir compte de la diversité des talents naturels. Les enfants qui ne cadrent pas dans ces moules se retrouvent bien souvent exclus et voient leur épanouissement personnel compromis et leurs chances d’avancement limitées.

Il est important d’encourager l’enfant en mettant en valeur ses efforts, même s’ils ne sont pas toujours couronnés de succès. Tout enfant peut être félicité et valorisé. Décerner un diplôme à l’enfant courageux qui travail sans obtenir de bons résultats à l’école est un moyen de ne pas le démotiver et de lui montrer que vous êtes sensible à ses efforts.

Un enfant qui ne réussit pas immédiatement ce qu’il entreprend et qui n’a pas eu d’éducation aux délais va paniquer. Il va se sentir incapable, pas intelligent, pas bon. Il va lui-même mettre un cadenas sur sa faculté d’apprendre.

 

Aujourd’hui, comme tous les autres secteurs de la vie sociale, l’école doit s’efforcer de faire son travail, c’est-à-dire de faciliter à la jeunesse leur héritage culturel et l’apprentissage de l’esprit critique en formant des têtes bien faites, plus que des têtes bien pleines, afin de pouvoir, en permanence, renouveler leurs connaissances, en termes inventifs et créatifs.

 

Pour ce faire, il faut une préparation pédagogique. Afin d’intégrer objectivement le savoir complet à l’école et à l’université, il y a lieu de développer et généraliser, en sciences sociales et humaines, les thèmes modernes et fondamentaux de la logique et des valeurs éthiques et l’amour de la littérature.

Le rôle de l’école

L’accès à la culture se réalise en premier lieu par l’éducation et la formation. Dans ce cadre, l’école a une place importante.
D’une part, elle est un lieu d’apprentissage pour les jeunes ; d’autre part, elle est un lieu de sociabilité et d’échanges.

A travers ses objectifs éducatifs, l’école est un des canaux de transmission culturelle auxquels l’enfant est directement confronté.

Lorsque l’on parle de la culture transmise par l’école, on évoque surtout les savoirs théoriques qu’il a du  apprendre.

Pourtant, l’école transmet également des savoir-faire et des savoir-être, des attitudes. Le règlement à respecter, les exemples donnés par les adultes, les valeurs véhiculées, les échanges d’idées, les matières artistiques qui peuvent être abordées, les efforts pour l’aider à développer son sens critique… Voilà divers exemples montrant que l’école permet la rencontre avec de nombreux éléments culturels.

Au-delà de tout ce que peut apporter l’équipe éducative, l’école est aussi un lieu de rencontre entre élèves ! C’est même le premier lieu de sociabilité pour les jeunes.
C’est un lieu où s’affichent les styles, la façon de parler, les pratiques de consommation, les pratiques d’initiation, les références médiatiques, etc.

L’enfant peut y rencontrer des jeunes et des groupes très différents et il peut choisir de partager des références culturelles avec certains ou de s’enrichir des différences rencontrées chez d’autres.
L’école devient ainsi un lieu de partage et de diffusion des modèles culturels.

Bien sûr, d’autres lieux permettent cette socialisation des jeunes entre eux :Le scoutisme, le terrain de sport, le café, le cinéma, le cybercafé, les maisons de jeunes, etc.

 

En donnant l’exemple, les enseignants peuvent avoir une influence durable sur le mode de vie de leurs élèves.

 

L’École ne fait pas son rôle d’éducation, de transmission des savoirs. En tout cas, pas de façon neutre et encore moins égalitaire.
Tout d’abord nous sommes dans des classes trop surchargées, par exemple quand on est 35 et plus, c’est anti-pédagogique et c’est très dur de ce concentré pendant 1 h de cours. Les profs sont de plus en plus stresser, doivent corriger leurs copies, préparer leur cours, etc… Et rajoutez à ça, des élèves de plus en plus « insupportables », ça devient très dur d’enseigner de nos jours. Ensuite, je pense qu’on nous apprend de façon très mal les programmes. D’ailleurs les programmes de certaines matières sont beaucoup trop longs pour les faire en une année. Donc, quand il arrive dans la classe supérieure, il est un peu déséquilibré et désorienté. Mais ce n’est pas grave, et on lui explique que ça dépend du prof qu’il a eu l’année dernière. Ce n’est pas normal je trouve. On devrait avoir le même programme pour tous les élèves, pour qu’ils avancent  en même temps.

Le problème actuel est principalement dû au fait que beaucoup de parents ont rejeté la tâche d’éducation de leurs enfants sur l’école. Ainsi, l’école, au fur et à mesure, a dû consacrer de plus en plus de temps à l’éducation, au détriment de l’instruction. Or, les enfants prennent principalement pour référence leurs parents : donc si les parents ne transmettent plus d’éducation, l’école y échouera elle aussi. Du coup, nous nous retrouvons face à un échec de l’instruction et de l’éducation.

Les critiques envers l’école sont diverses et contradictoires, moins par une ignorance de ce que devrait être la bonne école que parce que les choix scolaires sont des choix politiques et que toute définition d’une réforme scolaire se fait en fonction de ces choix.
Il devient alors clair que ceux qui s’opposent à une réforme ne sont pas tous des réactionnaires défendant leurs privilèges ; s’il est vrai que certains des opposants le sont, d’autres s’opposent à une réforme parce qu’ils la trouvent néfaste.

Je dirais personnellement que l’école doit enrichir le savoir d’un individu et non l’éduquer :
Elle doit nourrir le feu à l’intérieur de l’élève de connaissance saine pour pouvoir réfléchir.
CONCLUSION:

Quand il n’y a pas de manipulations politiques ou idéologiques et quand l’intention n’est rien d’autre qu’instruire les élèves pour les construire pour se faire eux mêmes construire, , si l’enseignements se faisant que ce soit à l’ancienne, au présent ou au futur moderniste, en français, en arabe, en berbère, d’une façon bien intentionnée uniquement pour transmettre des connaissances et des savoirs, je dis haut et fort à qui veut m’entendre : ” J’AIME ça et bravo pour vos travaux de sauvegarde et de retransmission des souvenirs et la mémoire des anciens aux générations futures et présentes.

 

Boudjakdji Mohamed

 

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